Je me décide enfin à vous parler de nos petits amis les oiseaux du jardin observés cette année.
Tout a débuté avec les mésanges charbonnières qui se sont installées très tôt au printemps (et très discrètement) dans leur logement habituel situé sous le noisetier.
Nous avons pu observer qu'à partir du 13 avril, les petits étaient nés (évacuation des sacs fécaux). Et tous les jours, séances intensives de nourrissage par les parents :
Sans oublier la sortie des déjections...
Vers le 25 du mois, les oisillons ont commencé à repérer les lieux depuis l'entrée du nid. Mais c'est très haut, çà fait peur !
Finalement, le 29, entre 8 heures 57 et 9 heures 05 très précisément, les neufs oisillons sont sortis les uns après les autres ! Avec quelques hésitations...ils étaient fin prêts ! comme vous pouvez le voir sur la vidéo qui suit :
Après cette séquence chargée en émotions nous avons repéré d'autres moments de vie animale que j'évoquerai dans quelques temps, dont certains sont moins réjouissants...
Bonne fin de semaine les amis, restez au frais et à bientôt
Aujourd'hui, j'aimerais aborder le sujet de la petite faune sauvage qui vit ou déambule dans notre jardin depuis longtemps.
En dehors des oiseaux qui occupent chaque année les nichoirs mis à disposition dans les arbres, on a aussi la visite de nombreuses petites bêtes, comme les HERISSONS par exemple.
Souvent la caméra infrarouge capte ces passages la nuit. C'est ainsi que nous avons eu la surprise, vers la fin de mars début avril, de rencontrer un beau hérisson qui manifestement avait passé l'hiver au pied des bambous dans une cache dont il s'attachait à reconstituer la fermeture dès qu'il rentrait au petit matin.
Voir la vidéo à la fin de cet article. Si vous la visualisez sur écran de téléphone portable vous verrez qu' il n'est pas facile de repérer la fermeture de la "porte" du domicile située à droite !
Ci-dessous il ramasse des feuilles sèches de bambou :
Plus tard en avril, dans un secteur complètement situé à l'opposé du jardin, nous avons découvert une famille de hérissons qui sortait probablement de son hivernation au pied d'un gros buis...
Nous avons ainsi pu observer à différentes reprises trois ou quatre bébés entrer et sortir de leur gîte...
A la mi-avril,Maman Hérisson est passée devant la maison, surprise de nous voir !
Début Mai, observation de la petite famille rassemblée :
Peu à peu les "choupissons" se sont mis à courir d'un jardin à l'autre dans le quartier, mettant certains voisins en émoi devant ces adorables petites boules hérissées de piquants, même si la présence de hérissons en plein jour n'est pas vraiment normale...
Voici d'ailleurs un petit bonhomme parti à la conquête du monde !
Nous espérons que ces petits hérissons ont pu par la suite trouver leur territoire en toute sécurité...
Le mois de Mai toujours si beau au printemps, a été soumis cette année dans notre région à une période caniculaire tellement intense que le jardin a été pris de court avec des floraisons très en avance mais surtout de durée assez courte vu la chaleur accablante.
Généralement les plantes en pots fleurissent le jardin tout l'été mais cette fois-ci je pense que tout va tellement vite que les végétaux, les fleurs en particulier n'atteindront pas l'automne comme les années précédentes.
Tant et si bien que j'ai installé les plantes à fleurs dans des contenants facilitant l'arrosage et le plus possible à l'ombre.
Voici ce que ça donne ce 28 mai :
Pétunias & Lobélias :
Lobélias & Impatiens :
J'ai tenté d'harmoniser les petites fleurs de Lobélias avec les coloris des pétunias :
Ici un Fuchsia domine la scène avec ses délicates clochettes bicolores :
Cette année j'ai choisi pour un autre coin du jardin, une potée de verveine et pétunia pourpre :
Autres floraisons du mois de mai :
Ancolies mauves foncé
Billbergias Nutans
Ces éclatantes fleurs rouges sont une variété de Chrysanthème tricolore du nom de "Ismelia Carinata". Cette plante a été l'objet d'un cadeau reçu ces dernières semaines. Diverses autres teintes existent en dehors du rouge : blanc, jaune, etc... Je pense que ce sont des annuelles, mais c'est à vérifier.
Début Mai le petit Rhododendron "Percy Wiseman" s'est épanoui dans le coin japonais à l'ombre des bambous :
Il y a quelques jours, les pavots dont les graines se ressèment d'une année sur l'autre, sont apparus çà et là dans les massifs. Très décoratives, les fleurs durent hélas très peu...
Pavot à fleur simple
Pavot à fleurs doubles
Au pied de la Cordyline rose, se dresse une belle touffe de Lychnis Coronaria soulignée de quelques pieds de Dreamerias d'une teinte rose également.
Je vous laisse pour ce soir sur cette note printanière et vous souhaite une belle fin de semaine un peu moins étouffante !
Les dernières semaines d'avril nous avons eu la surprise d'observer un oiseau au chant mélodieux et puissant que nous avons fini par identifier comme étant une grive musicienne.
Une visite plutôt rare dans le jardin d'autant que cet oiseau a décidé de s'installer chez nous un certain temps.
Quelques images :
Très attirée par les points d'eau l'oiseau vient s'abreuver fréquemment, mais pas seulement...
On n'oublie pas les petites ablutions :
Tiens ! une autre piscine, pratique pour un vrai grand bain :
Mais quel est ce bruit ? Ah, juste un hélicoptère qui passe à toute vitesse ... Bon, pas grave mais surprenant !
Et à présent pourquoi ne pas casser une petite graine ! Non plutôt un délicieux escargot... Allez partons à la chasse, j'en aperçois un qui tente de s'esquiver !
Avant de conclure, une petite vidéo montrant le plaisir que prend cette grive à se baigner quel que soit "la baignoire" !
Ce printemps avance à grand pas, tantôt émaillé de belles journées, arrosées de crachin persistant et assez frais, mais le jardin nous offre néanmoins de belles surprises très appréciées.
Voici donc quelques fleurs :
Cette Pivoine arbustive d'origine chinoise nous a procuré le grand plaisir d'une floraison brève mais tellement agréable et subtilement parfumée... Dommage pour la brièveté due à grand coup de soleil qui a fané très vite ses pétales d'un rose soyeux !
Un autre massif s'est orné d'un camaïeu de teintes dont j'avais oublié la présence puisque ces bulbes de tulipes "Triumph" ont été planté il y a environ trois ans ! J'ai bien ce beau tableau très coloré. Parmi ces fleurs on aperçoit les petites corolles jaune vif de Narcissus Jonquilla :
Je viens d'apprendre par Marie du "Jardin de Pantoufle2", que les marbrures présentes sur certaines tulipes sont dues à l'action d'un virus particulier dont j'ai déjà oublié le nom !
Sur ce, je vous laisse les Amis, sur cette information qui m'a un peu surprise... Belle fin de semaine à tous,
Ce troisième mois de l'année, celui de MARS, a ouvert sa porte à la saison que je préfère entre toutes, le PRINTEMPS...
Tant attendu, il est enfin arrivé avec son cortège de Jeunes Pousses et autres Petites Fleurs, ses heures ensoleillées en dépit d'une certaine fraicheur matinale, tempérée par la douceur des après-midi.
Si vous le souhaitez les amis, je vous invite à flâner le long des allées de mon jardin :
Spirée "Little Princess"
"Frambelise" (grosses framboises)
Heuchère "Berry Smoothy"
Hypericum inodorum "Magical Red Flame"
Millepertuis arbustif
Hosta "Oreille de souris"
Hosta "Elegant"
Feuillage de Pivoine herbacée
Feuillage d'érable
Nouvelles pousses d'Aucuba japonica
Feuillage de Bouleau pleureur
Noisetier pourpre
Noisetier commun
Scolopendre (Asplenium scolopendrium), crosses
Hakonechloa Macra Aureola(graminée japonaise)
Polysticum polyblepharum(Aspidie du Japon)
Après cette liste de feuillages divers, voici quelques fleurs nouvellement épanouies :
Iphéïons ou Etoiles de Bethléem
Armeria Maritima
Primevères
Ail trinquette
Narcissus Jonquila parfumée
Muscaris "Valérie Finnis"
Je vous laisse pour ce soir sur cette jolie variété de muscaris et vous souhaite de belles journées printanières,
Comme tous les ans le recensement des oiseaux des jardins a eu lieu fin janvier 2026.
Nous avons donc effectué le relevé des fréquentations juste avant le déclenchement des tempêtes et autres intempéries.
J'ai failli publier la liste établie au moment voulu mais une malencontreuse pharyngite m'a tenue éloignée du clavier pendant un grand moment et de plus j'ai égaré bêtement la fameuse liste. D'où le retard apporté à cette publication...
Enfin voici les résultats du recensement des oiseaux présents dans notre jardin à la fin du mois de janvier :
ACCENTEUR MOUCHET : 2
CHARDONNERET ELEGANT : 10
MESANGE CHARBONNIERE : 2
MESANGE BLEUE : 2
MERLE : 1
PIC EPEICHE : 1
PIGEON : 2
ROUGE - GORGE : 1
SERIN CINI : 2
TOURTERELLE A COLLIER : 2
VERDIER : 2
L'année 2025 avait montré une fréquentation nettement supérieure à 2026. On peut toujours épiloguer sur les causes de cette baisse au niveau des espèces et des quantités relevées cette année et j'ignore si nos résultats sont identiques à ceux du reste de la France. D'ailleurs nous ne connaitrons ces derniers que dans le courant de l'année. Pour l'instant le mystère demeure...
En tout cas, d'après les dernières observations effectuées, nous constatons que les MESANGES, Bleues et Charbonnières, ont entamé les travaux d'aménagement des NICHOIRS habituels, au moins pour deux d'entre eux.
De plus cet après-midi, j'ai vu qu'une Mésange Charbonnière s'intéressait de près à celui situé sous le grand conifère. Une affaire à suivre ... surtout si le printemps météorologique veut bien se poursuivre !
Mésange Charbonnière 28-01-26
Mésange Bleue occupée à agrandir l'entrée du nichoir 23-02-26-
Verdier 23-02-26-
Serin Cini au point de nourrissage 23-02-26-
Chardonnerets 23-01-26-
Je terminerai sur le portrait de ce beau passereau granivore et protégé en France.
Sur le plan du recensement 2026, cette espèce hélas très recherchée par les braconniers, est cependant plus conséquente que les autres dans notre jardin. Cela nous encourage dans la poursuite de nos observations...
Toutes mes amitiés jardinières et bon début de printemps à tous.
L'hiver et ses nombreuses intempéries avance à pas comptés vers des périodes plus sereines tentant de nous faisant oublier tempêtes, crues, villes inondées et autres drames.
Malgré tout les petites fleurs qui nous font habituellement penser au printemps émergent ici et là dans les zones un peu moins trempées du jardin.
Quelques images :
HELLEBORES :
On a toujours tendance à croire que le nom de cette plante vivace est du genre féminin mais ce n'est pas le cas nous dit le dictionnaire.
Bref, j'ai pris quelques clichés ces jours-ci de mes Hellebores entre deux averses :
Hellebore blanc ( ou rose de Noël) planté fin janvier au pied du conifère
en gros plan ci-dessous :
J'ai aussi acquis ce pied d'Hellebore oriental double vert pistache (Promesse de fleurs). Installé début février :
Hellebore Pecotee disparu depuis des années :
Hellebore double en boutons, il s'ouvrira peut-être si la pluie lui en donne l'opportunité
L'inconvénient avec ces fleurs est qu'elles ont tendance à regarder leurs pieds ... Sur cette photo on les voit donc à l'envers.
CROCUS :
J'attends toujours avec impatience en février la floraison de ces jolies coupes colorées qui s'ouvrent au moindre rayon de soleil. Mais cette année, ce dernier se faisant plutôt rarissime et il faut savoir le saisir dès qu'il se montre :
Les mêmes au soleil... on voit la différence :
JACINTHES :
Symbolisme :
"La jacinthe est la fleur du dieu du soleil Apollon et symbolise la paix, le dévouement et la beauté, mais également le pouvoir et la fierté. Dans les églises, on retrouve souvent la jacinthe dans la signification d'espoir, de bonheur et d'amour." Source web
L'une des caractéristiques de la Jacinthe est son parfum subtil. Peu de fleurs offrent cette particularité durant l'hiver alors j'en profite.
Je vous laisse en compagnie de mon jardin d'hiver à vrai dire plutôt humide quand ce n'est pas trempé et vous souhaite une bonne fin de semaine...
Hé non, je ne suis jamais allée en Italie mais par chance, mon fils ainé revient d'un voyage dans la botte italienne où il a pu faire quelques balades touristiques à Naples et également dans la cité antique de Pompéi.
Merci à lui pour le reportage photos qu'il a bien voulu me communiquer et dont voici quelques extraits :
Troisième ville d'Italie, Naples compte près d'un million d'habitants. La nuit cependant, on voit peu de Napolitains dans les ruelles du centre historique :
Le lendemain, par un beau soleil, direction POMPEI et ses ruines archéologiques, les rues pavées, ses villas surgies des cendres volcaniques où l'on peut encore admirer aujourd'hui les superbes fresques colorées choisies par les habitants de l'époque.
Au fond de l'image, le Vésuve
A l'entrée de l'Atrium (pièce centrale d'une maison noble) une mosaïque représente un chien montant la garde
Ci-dessus un THERMOPOLIUM (sorte de fast-food antique !), ou établissement de restauration rapide très fréquenté de type taverne où l'on servait des repas chauds et des boissons à une clientèle de condition modeste
La FONTAINE de NYMPHEE décorée de mosaïques et de coquillages. A l'avant une statuette de pêcheur en bronze.
Dans la VILLA DES MYSTERES DYONISIAQUES :
La Villa des MYSTERES découverte à proximité de Pompéi
La DOMINA surveille l'apprentissage de la lecture de l'un des enfants
Le jour de ses noces, une Jeune fille se coiffe avec l'aide d'une servante tandis qu'un angelot qui lui tend un miroir
Dans la villa des Mystères : OECUS (salon de réception) :
Ci-dessous,
Fresque de 10 mètres de long représentant la Naissance de VENUS encadrée de deux amours située dans la Villa de la Vénus à la coquille, luxueuse maison romaine appartenant à la riche famille Satrii :
Grand Théâtre de Pompéi
Les fouilles archéologiques ont permis de confirmer l'existence de nombreuses vignes sur le site de Pompéi avant l'éruption du Vésuve. De nouveaux cépages anciens ont été réimplantés depuis quelques années (Première récolte en 2001).
Vue du jardin de la Villa de Diomedes, l'un des tous premiers sites découverts au 18e siècle
POMPEI a certainement été une cité magnifique et riche de l'Antiquité et je ne peux pas m'empêcher d'avoir une pensée pour les malheureux habitants qui ont perdu la vie en l'An 79, sous un violent déluge de cendres rejetées par un volcan en pleine éruption...
C'était le lendemain de Noël... un coup d’œil dans le jardin au niveau des mangeoires : tiens ! mais quel est ce gros oiseau ?
Aussitôt une photo, puis deux, puis trois et nous nous interrogeons, serait-ce une buse, oui, mais laquelle... Vérifications effectuées dans les ouvrages ornitho, puis les sites web spécialisés, quelques messages envoyés aussi. Des réponses arrivent, pas toujours concluantes sur cet oiseau : manifestement un rapace, peut-être un faucon émerillon ou une autre espèce mais sûrement pas une buse.
En définitive, une réponse du Parc animalier de BRANFERE (Morbihan) nous parvient mi-janvier (un grand merci à cette structure pour la recherche).
Il s'agirait manifestement d'un EPERVIER EUROPEEN dont les caractéristiques spécifiques correspondent à celles que nous avions relevées sur notre beau visiteur, qui serait d'ailleurs une visiteuse... :
Si cette visite nous a étonnés elle nous a aussi un peu inquiétés car l'Epervier, en tant que rapace, est un prédateur friand de petits oiseaux.
"Au menu de l’Épervier d’Europe figurent en premier lieu les oiseaux de petite taille.
Il déguste, par ordre de préférence : Moineau domestique, Grive musicienne, Pinson des arbres, Alouette des champs, Bruant jaune, Fauvette grisette, Mésange charbonnière, Hirondelle rustique, Merle noir, Étourneau sansonnet, Pipit des arbres, Verdier d’Europe, Rougegorge familier, Fauvette des jardins ou encore Mésange bleue.
L’adulte ingère en général l’équivalent de deux passereaux par jour, ce qui représente, pour un mâle, un total de 80 grammes environ. Mais la taille des proies dépend du sexe de l’Épervier. Tandis que les mâles se nourrissent plutôt de petits passereaux comme le Moineau domestique, le Pinson des arbres, le Rougegorge familier ou encore les hirondelles, les femelles ont tendance, du fait de leur plus grande taille, à chasser des proies plus grosses comme les pigeons ou les grives. De cette façon, les partenaires se font moins concurrence sur leur territoire pendant la période de reproduction.
L’Épervier d’Europe se nourrit donc assez logiquement des espèces les plus communes.
"De plus, dans les zones urbaines où sont installées de nombreuses mangeoires fréquentées par les passereaux, les Éperviers viennent souvent se servir. (Source LPO)"
Vous devinez ainsi notre inquiétude face à cette visite précisément dans l'une de nos zones de nourrissages fréquentées par de nombreux passereaux ! Espérons qu'elle ne se renouvellera pas !
Je n'ai que ces trois photos à vous montrer (pas très nettes du fait qu'elles ont été prises au travers des vitres) mais j'ai souhaité les partager avec vous vu la rareté du phénomène : présence d'un oiseau de proie dans notre jardin urbain !
Très bonne continuation chers Aminautes pour ce premier mois de l'année 2026,